Capoeira... Les origines

Capoeira... Les origines
L'origine même de la capoeira en tant que telle est plus vague. Certains la placent comme un des héritages rapportés des esclaves venus d'Afrique. Cependant beaucoup d'études sur ce sport la voient plutôt naitre dans les "Quilombos" au Brésil. Les "Quilombos" étaient des lieux souvent cachés au milieu des forêts où les esclaves échappés venaient se regrouper. Un des "Quilombos" les plus connus et souvent récurrent dans les chants de capoeira était le "Quilombo de Palmares".

La Capoeira est un art brésilien, une lutte, une danse et un art martial. Elle est apparue au Brésil à l'époque esclavagiste, à cause du traitement brutal subi par les esclaves africains venus généralement du golfe de Guinée, du Mozambique et de l'Angola.

Ces esclaves arrivaient par bateaux pour travailler dans les plantations de canne à sucre. Après une longue journée de labeur, ces esclaves étaient réunis dans des habitations appelées "senzalas" pour s'y reposer. C'était là aussi qu'en cachette ils essayaient de maintenir leurs traditions. Ils avaient le droit de rendre hommage à leurs Saints mais en dehors des heures de travail et ils n'avaient pas le droit de se battre entre eux ni de s'entraîner aux sports de combats. C'est pour cela qu'ils utilisaient la musique et les mouvements du corps pour masquer le combat qui plus tard s'appellera Capoeira et pour faire croire que ce n'était qu'une danse et non un sport de combat.

# Posté le vendredi 08 février 2008 09:04

Modifié le lundi 03 mars 2008 10:29

Un peu d'histoire

Un peu d'histoire
Les esclaves qui réussissaient à s'enfuir le faisaient grâce à la Capoeira, seule arme à leur disposition (leur corps). Parfois ils se cachaient au bord des chemins où la repousse des herbes leur servait à se cacher et cette repousse d'herbes sauvages s'appelle en portugais "capoeira".

A la fin du XIXe siècle, lorsque l'esclavage fut aboli, les adeptes de cet art ne possédaient plus aucune idéologie ni code d'honneur. En effet, la misère s'installant tout comme la pauvreté de la population conduisit les Capoeiristes à utiliser la capoeira comme moyen de survie ; ils pillaient les commerçants et d'autres personnes. Trop souvent des pillages intervenaient, ce qui propagea une mauvaise image de la capoeira. Les Capoeiristes de cette époque n'avaient plus aucun respect envers ces personnes et utilisaient cette arme de façon trop importante. Le gouvernement décida de prendre des mesures et d'emprisonner tous les capoeiristes et d'interdire la pratique de ce sport.

# Posté le vendredi 08 février 2008 09:05

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 10:39

Ile d'itaparica

Ile d'itaparica
Dessin de Jean Baptiste Debret - 1834 avec en arrière-plan la ville de Salvador

La guerre du Paraguay (1864-1870) plongea l'armée brésilienne dans une situation sanglante. Le gouvernement, pris d'assaut, décida d'utiliser les prisonniers coupables de pratique de capoeira comme moyen de défense, en effet ils eurent la promesse d'être libérés s'ils en revenaient. Ces capoeiristes armés de couteaux, s'engagèrent dans de violents combats, usant de leur technique avancée, ce qui contribua à la victoire du Brésil. La population fut reconnaissante de cet héroïsme et c'est d'ici qu'est né un chant de capoeira très connu "Paranaê, Parana".

# Posté le vendredi 08 février 2008 09:06

Modifié le jeudi 28 février 2008 17:12

Deux grand Maître...

Deux grand Maître...

Mestre Pastinha (1889-1982), de son vrai nom Vicente Ferreira Pastinha, est un grand maître de la capoeira. Au début des années 1930, il a donné ses lettres de noblesse à cet art véhiculé depuis des décennies avant lui par les anciens esclaves africains. Il a créé la première école de capoeira Angola tout en établissant une méthode d'enseignement qui était basée sur les anciennes traditions. Il a aussi écrit le premier livre sur le sujet, où il expose sa propre conception philosophique de la capoeira. C'est Mestre Pastinha qui a institutionnalisé les couleurs pour les vêtements des capoeiristes (T-shirt jaune, pantalon noir) comme uniforme. Ces couleurs proviendraient à l'origine du maillot de l'équipe de football préférée du maître, Ypiranga.

Selon Mestre Damião (Esdras Magalhães dos Santos), c'est autour de 1930, que Bimba rencontre un étudiant de médecine, du Ceara, Cisnando, grand connaisseur de jiu-jitsu, boxe et lutte gréco-romaine, à qui il enseigne la Capoeira. De cette relation commencent à naître les premiers accords pour la création de la Lutte Regional Bahiana.

il crée en 1932, le "Centro de Cultura Fisica e Luta Regional "(Centre de Culture Physique et de lutte Régionale) qui pris ensuite le nom de Capoeira Regional.
Il incorpore à la Capoeira traditionnelle, d'autres techniques : comme la Batuque, la Boxe et le Jiu-jitsu et développe des séquences de coups et un code éthique stricte.

L'Académie de Mestre Bimba est la première à recevoir l'autorisation officielle pour enseigner la Capoeira en 1937. Suite à une démonstration publique devant le président de l'époque Getúlio Vargas, qui révoque la loi Sampaio Ferraz, autorisant ainsi légalement la capoeira.

# Posté le vendredi 08 février 2008 09:06

Modifié le lundi 03 mars 2008 16:01

Le drapeau Brésilien

Le drapeau Brésilien
Les principales couleurs y symbolisent les richesses du Brésil : le vert pour la forêt équatoriale et le jaune (or) pour les ressources du sous-sol. Le globe central représente le ciel, avec au centre la Croix du Sud, symbole chrétien et symbole austral.

Autour, 27 étoiles blanches qui représentent les 26 états fédérés ainsi que le district de Brasilia. Leur disposition correspond à l'aspect du ciel de Rio de Janeiro, le 15 novembre 1889 à 20h30 (proclamation de la République).

La disposition des constellations autour de la Croix du Sud est quasiment respectée. (Petit Chien, Grand Chien, Hydre femelle, Carène, Octant, Vierge, Triangle austral, Scorpion)

Sur le bandeau central, est écrit « ORDEM e PROGRESSO » (Ordre et progrès), la devise du positivisme fondé par le philosophe français Auguste Comte.

# Posté le vendredi 08 février 2008 09:07

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 10:29